l’IFA et la SAFA font de la compétence un rempart contre le risque
l’Institut de Formation Aéronautique (IFA) de l’ANAC-BF accueille le personnel de la Société des Aéroports du Faso (SAFA) pour une série de sessions consacrées à la sécurité du transport aérien des marchandises dangereuses du 1er au 30 septembre 2026. Une initiative inédite qui marque une nouvelle étape dans la consolidation de la culture de sécurité et dans l’affirmation d’une expertise nationale au service de l’aviation civile.
En aviation, certaines cargaisons ne tolèrent ni approximation ni improvisation. Une erreur d’identification, un emballage inadéquat, une déclaration incomplète ou un mauvais stockage peuvent transformer une opération ordinaire en une véritable chaîne de risques.
Au-delà d’une simple activité de renforcement des capacités, cette formation traduit la vitalité d’une coopération désormais solidement établie entre l’ANAC et la SAFA. Au total , ce sont plus de trois cent agents qui suivront ces différentes sessions de formation.
Fait majeur, cette session constitue une première au Burkina Faso : la formation sur les marchandises dangereuses est désormais dispensée par des instructeurs nationaux, dans un institut national de formation aéronautique. Une avancée qui témoigne de la montée en puissance de l’IFA et de sa vocation à devenir un véritable instrument de souveraineté, d’expertise et de performance pour le secteur aéronautique.
Dans son mot de bienvenue, le directeur de l’IFA, le camarade Nicolas KOURA a fait savoir aux participants que ces sessions de formation seront faites avec une approche fondée sur les compétences, inspirée de la démarche Competency-Based Training and Assessment (CBTA). Pour cela, l’IFA entend former des professionnels capables, face à une situation réelle, d’identifier un danger, de rechercher l’information pertinente dans les Dangerous Goods Regulations (DGR), de prendre la décision appropriée et d’appliquer sans hésitation la procédure requise.
Identification, classification, acceptation, manutention, stockage, chargement, transport sur l’aire de trafic, traitement des bagages ou encore gestion des situations particulières : autant de compétences appelées à devenir de véritables réflexes professionnels.
La diversité de la zone d’activités concerne les volets de fret, de manutention, de trafic, des opérations, l’enregistrement, la maintenance, la sûreté, la facilitation, les bagages ou contrôle. Cala rappelle une réalité fondamentale : la sécurité des marchandises dangereuses n’est jamais l’affaire d’un seul métier. Elle repose sur toute une chaîne de responsabilités. Et dans cette chaîne, la solidité du dispositif dépend du maillon le plus vulnérable.
C’est pourquoi la formation privilégie les exercices, les études de cas, les mises en situation et les évaluations pratiques. Le Directeur général de l’ANAC, le camarade Daouda Abdoul Aziz AMOUSSA a indiqué que la véritable compétence se révèle moins dans la récitation d’une règle que dans la capacité à répondre correctement lorsque survient l’imprévu : que faire face à une marchandise non déclarée ? Comment identifier une irrégularité ? Qui notifier ? Quelle mesure prendre immédiatement pour protéger les personnes, l’aéronef et les installations ?
Autant de questions auxquelles les participants devront désormais pouvoir répondre avec méthode, rigueur et célérité.
Pour le Directeur général de la SAFA, le camarade Malegdibkièta Saturnin Theophile BIKYENGA, cette collaboration ouvre une nouvelle perspective. La société entend désormais faire de l’IFA un partenaire privilégié pour la formation de ses ressources humaines, avec l’ambition de contribuer, à terme, au rayonnement de cet institut au-delà des frontières nationales.
Car l’enjeu dépasse la seule acquisition de connaissances. Il s’agit de bâtir une culture de sécurité dans laquelle la conformité devient un réflexe, le signalement d’une anomalie un acte de responsabilité et la prévention une priorité permanente.
À travers cette initiative, l’ANAC-BF confirme ainsi sa volonté de rapprocher la formation des réalités opérationnelles et des exigences de l’industrie aéronautique. Quant à l’IFA, il démontre une nouvelle fois qu’il n’est pas simplement une école, mais un outil stratégique au service d’une aviation civile burkinabè plus sûre, plus compétitive, plus résiliente et résolument tournée vers l’avenir.
Dans le ciel comme au sol, la sécurité n’est jamais le fruit du hasard. Elle est le résultat d’une compétence maîtrisée, d’une vigilance constante et d’une culture partagée.

















