L’AES MISЕ SUR L’EXPERTISE ENDOGÈNE POUR RENFORCER SON DISPOSITIF DE CONTRÔLE QUALITÉ
Ouagadougou accueille du 14 au 18 septembre 2026 une mission d’assistance technique de l’OACI consacrée au contrôle qualité de la sûreté de l’aviation civile avec la participation des experts des Autorités de l’aviation civile dans l’espace confédéral de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Réunis à Ouagadougou autour d’un atelier consacré au contrôle qualité de la sûreté de l’aviation civile, des experts des Autorités de l’aviation civile du Mali et du Niger, aux côtés de leurs homologues burkinabè et de M. Wiyao BANAKINAO, instructeur de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Cette réunion d’assistance entend renforcer les capacités et harmoniser les pratiques de supervision.
En prélude à l’ouverture officielle des travaux, la délégation d’experts a rendu une visite de courtoisie au Directeur général de l’ANAC-BF, le camarade Daouda Abdoul Aziz AMOUSSA. Une rencontre placée sous le signe de la fraternité, de la coopération technique et surtout d’une ambition partagée : faire du renforcement des compétences un levier majeur de consolidation de la sûreté aérienne dans l’espace confédéral.
Se réjouissant de la tenue de cette activité à Ouagadougou, le Directeur général de l’ANAC-BF a salué l’accompagnement constant de l’OACI dans le renforcement des systèmes nationaux de sûreté. Il a, à cette occasion, encouragé les participants à inscrire durablement leurs efforts dans une dynamique de formations endogènes, estimant que le développement des compétences locales constitue l’une des voies privilégiées vers une aviation civile plus autonome, plus résiliente et plus performante.
« La formation endogène est la voie d’un véritable développement de notre aviation civile », a-t-il en substance rappelé, tout en réaffirmant la pleine disponibilité de l’ANAC-BF à accompagner les experts de sûreté de l’espace confédéral de l’AES dans leurs initiatives de renforcement des capacités.
De la conformité à l’amélioration continue
Durant cinq jours, les participants sont appelés à aller au-delà des seuls enseignements théoriques pour s’approprier les principes, méthodes et outils nécessaires à la planification, à la conduite et à la documentation des activités de contrôle qualité, ainsi qu’au suivi des constatations et des actions correctives.
Les travaux portent notamment sur le cadre réglementaire, la méthodologie et la programmation fondées sur les risques, la prise en compte des variations du trafic et de la saisonnalité, ainsi que la programmation annuelle et la synthèse des activités de contrôle qualité.
Cette assistance technique intervient dans un contexte où le Burkina Faso poursuit ses efforts d’amélioration de sa conformité aux normes et pratiques recommandées de l’OACI. La modernisation du dispositif organisationnel de sûreté, notamment à travers la mise en place de structures dédiées au sein de l’ANAC et de la Société des Aéroports du Faso (SAFA), illustre cette volonté de renforcer durablement la gouvernance et la supervision de la sûreté.
Une expertise mutualisée au service de la sûreté régionale
La participation des experts du Mali, du Niger et du Togo confère à cette activité une dimension résolument régionale. Elle traduit la conviction que face à des défis sécuritaires qui transcendent les frontières, la mutualisation des expertises, le partage d’expériences et l’harmonisation des pratiques constituent des réponses stratégiques.
Pour l’ANAC-BF, cette dynamique doit également permettre de mieux préparer les prochaines activités de supervision et d’audit de l’UEMOA et de l’OACI, tout en consolidant les compétences des équipes nationales.
Au-delà des administrations de l’aviation civile, cette exigence interpelle l’ensemble de l’écosystème aéronautique : Forces de défense et de sécurité, SAFA, ASECNA, structures de sûreté additionnelle et exploitants des plateformes aéroportuaires.
Car, au-delà de la conformité réglementaire, la sûreté est un impératif stratégique. Elle conditionne la confiance des usagers, l’attractivité des plateformes aéroportuaires, la résilience des États et, plus largement, la capacité de l’aviation civile à soutenir durablement le développement économique.
À Ouagadougou, l’enjeu est donc clair : former davantage, mutualiser l’expertise, harmoniser les pratiques et renforcer les capacités endogènes pour bâtir, dans l’espace AES, une sûreté aérienne toujours plus robuste, résiliente et souveraine.
















